Déchets en Vendée : et les mauvais choix continuent…

incinérateurLe dernier plan départemental de traitement des déchets fait la part belle aux solutions industrielles. Des 5 Usines de Tri Mécano-Biologiques (TMB) imaginées initialement n’ont finalement été réalisées que 2 dont l’investissement a malgré tout dépassé celui des 5 prévues… Ces TMB, chargées normalement d’éviter l’enfouissement de déchets fermentescibles (déchets verts, de table…) ont  plombé les finances de la gestion des déchets en Vendée tout en ayant une efficacité contestable et contestée (voir ici).

La logique industrielle, aux impacts négatifs sur l’environnement et l’emploi (voir les communications de Vendée Ecologie faites lors de la décision des élus : ici et ici), s’est accrue avec la décision de réaliser le centre unique départemental de tri dont on peut douter qu’il permettra in fine une quelconque économie par rapport à la conservation des centres de tri existants.

Si l’on en croit les déclarations du président de Trivalis, syndicat mixte chargé de l’application du plan départemental d’élimination des déchets, dans Ouest-France du 3 novembre, voici dorénavant revenir sur le devant de la scène la logique industrielle ultime : l’incinération des déchets ! Technique pourtant largement rejetée par les Vendéens il y a maintenant près de 15 ans. Lire la suite de cette entrée »

Non à l’usine de cochons de Poiroux : manifestation festive vendredi 26 juin à la Roche à partir de 17h00

non aux cochons

Plan d’eau de la Normandelière : l’association Vendée écologie appelle à manifester le 23 mai

adieu portLa mairie de Brétignolles a lancé des études archéologiques préventives dans l’espoir vain de faire émerger un jour son désormais très improbable et anachronique projet de port.

Pour réaliser ces études, elle a autorisé le perçage de la bâche du plan d’eau de la Normandelière. Le plan d’eau qui fait le bonheur de l’école de voile et des familles en été est donc désormais asséché. La mairie refuse de réparer les dégâts effectués à moindre coût au motif que ce plan d’eau a vocation à être déplacé dans le cadre du projet de port…

Et, parce que le ridicule ne tue plus à Brétignolles depuis longtemps, elle autorise de nouvelles fouilles afin de définitivement laminer la bâche et rendre sa réparation financièrement déraisonnable…  

Le projet de port qui s’est vu sévèrement retoqué par l’enquête publique de 2011 n’a, depuis, pas reçu le commencement du début d’une autorisation. Même les élus favorables au projet, tel Noël Faucher, conseiller départemental, viennent de reconnaître à l’occasion de la session du Conseil départemental que le cadre législatif ne permet pas la réalisation du projet… Malgré cela, l’assèchement du plan d’eau est le quatrième épisode d’un feuilleton qui n’a qu’un but : faire passer en force un projet farfelu par le principe du fait accompli :

-         1er épisode : achat de la ferme de la Normandelière à un prix prohibitif en 2013.

-         2ème épisode : saccage partiel de la zone humide pour d’abord réaliser un espace fleuri pour modéliser le futur bassin portuaire en 2013 puis pour modifier le tracé du réseau d’assainissement des eaux afin que celui-ci respecte les contours du bassin portuaire en 2014.

-         3ème épisode : irrespect de la décision de justice, annulant l’achat de la ferme de la Normandelière, qui laissait à la mairie 3 mois pour annuler la vente en 2014.

-         4ème épisode : lancement de fouilles archéologiques, qualifiées par le maire de « phase 1 des travaux du port » amenant la disparition du plan d’eau de la Normandelière.

Et demain ? Des études géologiques pour lesquelles il sera nécessaire de détruire la dune et creuser le chenal du port ?

Au-delà de la question du plan d’eau, Vendée Ecologie s’interroge : où sont les défenseurs de l’Etat de Droit dans cette affaire ? Qu’attend le préfet pour faire respecter la décision de justice et rappeler la loi et les procédures qui s’appliquent à Brétignolles comme partout en France ?

Il est plus que temps que l’Etat siffle la fin de la récréation à Brétignolles et y réaffirme l’application de la loi républicaine en rappelant au maire que sa seule volonté ne saurait faire rentrer le projet de port dans une phase de réalisation.

Le rassemblement est prévu à 15h30 le samedi 23 mai devant la mairie de Brétignolles sur Mer.  

Voir également sur les sites suivants : Veille Normandelière et Réunir Brétignolles.

Porcherie de Poiroux : l’association Vendée Ecologie appelle à manifester contre le projet

Non porcherieL’association Vendée Ecologie soutient les demandes du collectif opposé à la porcherie de Poiroux et appelle à manifester samedi 4 avril à 14h30 aux Sables d’Olonne place de Strasbourg sur le remblai.

Le projet de porcherie avait initialement été refusé par la préfecture. Une erreur administrative permet son retour aujourd’hui sans qu’aucun des éléments de fond qui avaient conduit au rejet du projet n’aient été améliorés.

Le mode d’agriculture industriel qui amène ce projet n’est pas viable économiquement ou socialement. Depuis 30 ans la filière porcine se meurt en France en raison de ces choix industriels absurdes.

Par ailleurs, en termes d’impacts environnementaux, l’élevage porcin en Bretagne a montré quelles seront les conséquences de l’installation de cette porcherie pour l’environnement en Vendée : algues vertes, pollution des eaux, conséquences néfastes pour les conchyliculteurs…

Mettre en péril l’image de la Vendée, les activités touristiques et conchylicoles et l’environnement pour le seul profit d’un groupe industriel relève d’une grande irresponsabilité. Le gouvernement doit cesser d’encourager la création de ces exploitations hors normes.

Toutes les infos sur le site du collectif opposé à la construction de cette procherie : http://www.porcherie-poiroux.fr/ 

Nous sommes Charlie !

Je suis Charlie

Partie 6, Conclusion : Xynthia : un nécessaire bilan politique à effectuer

XynthiaPar Nicolas HELARY, président de l’association Vendée Ecologie et observateur de l’ensemble des débats du procès Xynthia.

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, la tempête Xynthia balayait les côtes françaises. Provoquant 53 morts en France dont 29 dans la seule commune de la Faute sur Mer en Vendée, elle est une des catastrophes climatiques françaises majeures. La qualité meurtrière de cette tempête n’est pas sans interroger sur les responsabilités des pouvoirs publics qui ont entrainé un tel drame.

Du 15 septembre au 17 octobre 2014 s’est tenu au Sables d’Olonne le procès en correctionnelle de 5 prévenus dont le maire de la Faute sur Mer et sa première adjointe. Ces cinq semaines de procès ont permis d’abord de libérer la parole des victimes et de décortiquer les mécanismes parfois absurdes d’une situation qui aurait pu, à l’évidence, être évitée. Mais, ce qui s’est joué à la Faute sur Mer depuis les années 70 au soir de Xynthia, n’est pas différent de ce à quoi l’on assiste encore aujourd’hui dans beaucoup de communes littorales.

Par respect pour les victimes, nous devons tirer les enseignements de la catastrophe. Les conséquences de la tempête doivent engager des modifications de fonctionnements politiques et administratifs. Ce « recueil d’impressions politiques » non exhaustif s’articulera autour de l’identification de 5 causes du drame qui sont apparues sous différents aspects au cours de la procédure.

Ces analyses seront publiées à raison d’un chapitre par semaine d’ici au délibéré du tribunal le 12 décembre prochain. Aujourd’hui le dernier des 6 chapitres :

Conclusion : L’horreur en pleine face : au-delà de la responsabilité pénale, la responsabilité morale des politiques. Lire la suite de cette entrée »

Partie 5 : Xynthia : un nécessaire bilan politique

XynthiaPar Nicolas HELARY, président de l’association Vendée Ecologie et observateur de l’ensemble des débats du procès Xynthia.

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, la tempête Xynthia balayait les côtes françaises. Provoquant 53 morts en France dont 29 dans la seule commune de la Faute sur Mer en Vendée, elle est une des catastrophes climatiques françaises majeures. La qualité meurtrière de cette tempête n’est pas sans interroger sur les responsabilités des pouvoirs publics qui ont entrainé un tel drame.

Du 15 septembre au 17 octobre 2014 s’est tenu au Sables d’Olonne le procès en correctionnelle de 5 prévenus dont le maire de la Faute sur Mer et sa première adjointe. Ces cinq semaines de procès ont permis d’abord de libérer la parole des victimes et de décortiquer les mécanismes parfois absurdes d’une situation qui aurait pu, à l’évidence, être évitée. Mais, ce qui s’est joué à la Faute sur Mer depuis les années 70 au soir de Xynthia, n’est pas différent de ce à quoi l’on assiste encore aujourd’hui dans beaucoup de communes littorales.

Par respect pour les victimes, nous devons tirer les enseignements de la catastrophe. Les conséquences de la tempête doivent engager des modifications de fonctionnements politiques et administratifs. Ce « recueil d’impressions politiques » non exhaustif s’articulera autour de l’identification de 5 causes du drame qui sont apparues sous différents aspects au cours de la procédure.

Ces analyses seront publiées à raison d’un chapitre par semaine d’ici au délibéré du tribunal le 12 décembre prochain. Aujourd’hui le cinquième des 6 chapitres :

Cause 5 : Un certain déni de démocratie Lire la suite de cette entrée »