Archive pour la catégorie ‘Agriculture’

Non à l’usine de cochons de Poiroux : manifestation festive vendredi 26 juin à la Roche à partir de 17h00

non aux cochons

Porcherie de Poiroux : l’association Vendée Ecologie appelle à manifester contre le projet

Non porcherieL’association Vendée Ecologie soutient les demandes du collectif opposé à la porcherie de Poiroux et appelle à manifester samedi 4 avril à 14h30 aux Sables d’Olonne place de Strasbourg sur le remblai.

Le projet de porcherie avait initialement été refusé par la préfecture. Une erreur administrative permet son retour aujourd’hui sans qu’aucun des éléments de fond qui avaient conduit au rejet du projet n’aient été améliorés.

Le mode d’agriculture industriel qui amène ce projet n’est pas viable économiquement ou socialement. Depuis 30 ans la filière porcine se meurt en France en raison de ces choix industriels absurdes.

Par ailleurs, en termes d’impacts environnementaux, l’élevage porcin en Bretagne a montré quelles seront les conséquences de l’installation de cette porcherie pour l’environnement en Vendée : algues vertes, pollution des eaux, conséquences néfastes pour les conchyliculteurs…

Mettre en péril l’image de la Vendée, les activités touristiques et conchylicoles et l’environnement pour le seul profit d’un groupe industriel relève d’une grande irresponsabilité. Le gouvernement doit cesser d’encourager la création de ces exploitations hors normes.

Toutes les infos sur le site du collectif opposé à la construction de cette procherie : http://www.porcherie-poiroux.fr/ 

Directive nitrate : une orientation d’intérêt général

épandageDes agriculteurs ont bloqué mercredi 16 janvier la ville de la Roche sur Yon pour protester contre la transposition en droit français de la « directive nitrates » européenne qui a pour but de limiter la concentration de nitrates dans les eaux.

Ces agriculteurs, faussement effarouchés, agissent comme si cette directive était une nouveauté. En réalité, elle est existante depuis 1991. Et la France est suspendue a de lourdes peines d’amende si elle ne s’y conforme pas.

D’ailleurs, si la FNSEA n’avait pas à de nombreuses reprises fait pression sur les gouvernements successifs pour empêcher la mise en place de la directive et continuer d’enfoncer les agriculteurs dans une logique de production industrielle, il y a bien longtemps que cette question des nitrates ne se poserait plus à eux. Et cela sans nécessairement baisse de productivité.

La logique de la FNSEA ne sert en réalité que quelques agriculteurs, céréaliers notamment, qui profitent du système pendant que les autres s’enfoncent dans de lourdes difficultés financières et sociales. Lire la suite de cette entrée »

Projet d’extension de l’élevage de porcs du GAEC Chiron à l’Aiguillon sur Vie : pour Vendée Ecologie c’est non !

untitledAinsi que le pointait un article de Ouest France daté du 31 octobre 2012, la filière porcine française est menacée. La logique intensive issue de la Politique agricole commune a emmené les agriculteurs dans une impasse en impactant très négativement au passage l’environnement (problème de la qualité de l’eau ou des algues vertes en Bretagne).

Dans ce contexte national très défavorable à l’agriculture intensive, l’extension de l’élevage porcin du GAEC Chiron de l’Aiguillon sur Vie est aujourd’hui soumis à enquête publique. Ce projet est associé à la réalisation par le GAEC d’une unité de méthanisation chargée de « digérer » les lisiers tout en chauffant l’exploitation agricole et la maison de retraite de Givrand.

Le GAEC Chiron est implanté sur un territoire en prise direct avec la rivière le Jaunay.

Quand bien même le GAEC aurait-il la meilleure volonté du monde de respecter au mieux l’environnement, l’Histoire – bretonne en particulier – nous enseigne que ces élevages entrainent inévitablement les conséquences environnementales négatives voir très couteuses pour la collectivité (traitement des eaux polluée, amendes européennes, algues vertes, nettoyage des plages, curage des rivières…).

Pour vendée Ecologie, que cet élevage ait pu, en d’autres temps, s’implanter à cet endroit relève déjà d’une erreur manifeste. Il est clairement inutile de s’enferrer dans cette erreur. Lire la suite de cette entrée »

Retenues de substitution : Yann Helary, conseiller régional écologiste, répond à Bruno Retailleau

imagesCommuniqué de presse de Yann Hélary, conseiller régional et président du Parc interrégional du Marais Poitevin, en réponse à la position de Bruno Retailleau sur les retenues de substitution. Les retenues de substitution sont ces bassins d’eau qui sont apparus dans nos campagnes au cours de ces dernières années pour subvenir aux besoins en eau de quelques agriculteurs irrigants :

Bruno Retailleau a considéré que la suspension, par la Ministre de l’Ecologie Delphine Batho, des financements aux retenues de substitution, était un « coup porté aux agriculteurs et à tous ceux qui œuvrent pour une écologie pragmatique ».

L’objectif des retenues de substitution selon le SDAGE était de « réduire les prélèvements estivaux qui ont le plus d’impact sur le milieu naturel » (cf définition du SDAGE rappelée dans une note de la DREAL de janvier 2011 sur la Gestion quantitative de la ressource en eau), autrement dit, si on stocke 3 Millions de m3 dans les retenues de substitution l’hiver, c’est 3 Millions de m3 de moins à pomper dans la nappe phréatique l’été.

Depuis 10 ans des retenues sont construites sur nos territoires, c’est le cas du Marais poitevin. Les citoyens contributeurs sont en droit de se  demander en quoi les millions investis ont-ils participé  à sécuriser les productions de cultures et de fourrages pour l’ensemble des agriculteurs d’une part, et à restaurer l’environnement d’autre part en préservant la ressource en eau.

Il était essentiel que le gouvernement s’interroge sur la pertinence réelle des retenues d’eau,  telles qu’elles ont été élaborées jusqu’à présent ; il était urgent de mesurer leur impact objectif, tant sur les milieux naturels que sur l’économie agricole et touristique des territoires.

Dans le cadre du bon usage des financements publics, une évaluation des dispositifs est dorénavant nécessaire. Dans cette logique, l’approche dogmatique de Bruno Retailleau sur la gestion de l’eau n’est pas la bonne.

Dominique Voynet, Corinne Lepage et Ségolène Royal plaident pour une révision des autorisations des OGM

rat OGMSuite à l’étude de Gilles-Eric Sérralini, voici une tribune publiée dans le journal 20 Minutes :

«Nous, anciennes ministres de l’environnement, avons pris connaissance de la polémique née de l’étude du professeur Séralini. Nous nous réjouissons de la volonté exprimée par le gouvernement, dans la ligne de la décision du conseil des ministres de l’environnement de l’UE de 2008, de remettre à plat les systèmes d’évaluation des OGM et des pesticides et d’exiger des tests de toxicité à long terme, donc sur vie entière de l’animal.

Il est également indispensable que soient rendues publiques toutes les études existantes sur l’impact des OGM sur la santé ainsi que les données brutes (c’est -à- dire les résultats des analyses et des mesures) pour qu’un véritable débat scientifique puisse s’ouvrir au sein de la communauté scientifique dans son ensemble.

En attendant que soient réalisées les nouvelles études et afin de s’assurer de la protection de la santé humaine, en l’absence de mesure de suspension du NK603 et du round up, nous demandons que soient revues, comme le permettent les textes communautaires et nationaux, les études qui ont permis l’autorisation de mise sur le marché du NK603 et du round up. Il nous apparait en effet indispensable que la lecture critique qui a été faite des résultats statistiques de l’étude Séralini soit appliquée à ces études pour s’assurer de leur fiabilité statistique dans la mesure où elles reposent sur un nombre de rats par groupe comparable. Nous souhaitons que cette analyse puisse être faite par des experts choisis pour leur absence de conflits d ‘intérêt et qui n’auraient pas eu précédemment à se prononcer sur l’un ou l’autre de ces produits.

Nous tenons à rappeler notre attachement au principe de précaution qui doit l’emporter sur la présomption de non toxicité de ces produits.»

Corinne Lepage
Ancienne ministre de l’Environnement
Deputée européenne

Ségolène Royal
Ancienne ministre de l’Environnement
Présidente de la Région Poitou Charentes

Dominique Voynet
Ancienne ministre de l’Environnement
Maire de Montreuil

Les OGM sont des poisons… CQFD !

rat OGM

Une équipe de chercheurs menée par Gilles-Eric Séralini vient de dévoiler les résultats d’une étude accablante pour les OGM.

Après avoir nié pendant des années la nocivité des OGM, les vendeurs de semences Monsanto et compagnie se voient rattrapés par leurs mensonges. Loin de vouloir « nourrir le monde », les firmes agroalimentaires sont donc finalement bien guidées exclusivement par des logiques de profits financiers. Elles méprisent ainsi les conséquences sanitaires, sociales et environnementales de leurs actions.

Cette confirmation scientifique va permettre, espérons-le, d’ouvrir les yeux à un certain nombre d’agriculteurs à commencer par le président de la FNSEA Xavier Beulin grand défenseur des OGM…

Souhaitons maintenant  que la promesse des profits et l’argent déjà investi dans la promotion des OGM ne va pas inciter les semenciers à continuer malgré tout dans leur volonté d’imposer à tous des produits qu’une très large majorité de citoyens ne veut pas.

La recherche fondamentale en matière d’OGM, comme toute recherche, doit être permise en milieu confiné. Mais le principe de précaution impose une interdiction de l’exploitation de ces organismes en pleine nature et une interdiction de leur commercialisation.

A quand des lois claires sur la question pour mettre un terme aux « délires OGM » des multinationales semencières ?

Article du Nouvel Observateur  (voir aussi le film sur le lien précédent du Nouvel Obs) :

EXCLUSIF. Oui, les OGM sont des poisons !

Créé le 18-09-2012 à 00h19 – Mis à jour le 19-09-2012 à 10h53

Par Guillaume Malaurie

Des chercheurs français ont étudié secrètement, pendant deux ans, 200 rats nourris au maïs transgénique. Tumeurs, pathologies lourdes… une hécatombe. Et une bombe pour l’industrie OGM. Lire la suite de cette entrée »