Archive pour décembre 2011

Bruno Retailleau : quand les faits parlent contre lui !

225859_223823510965909_100000147863681_1002693_6168342_nDans Ouest France ce matin, Bruno Retailleau répond à Nicolas Hélary, président de Vendée Ecologie, en feignant d’ignorer le rapport qui existe entre les risques de submersion marine de type Xynthia  et la réalisation d’un port à Brétignolles sur Mer. Cela pose question.

Dans le cadre de la mission sénatoriale d’information sur les conséquences de la tempête Xynthia, présidée par Bruno Retailleau et dont le rapport a été fait au nom de la mission par Mr Anziani le 10 juillet 2010, plusieurs éléments étaient notés. Notamment, 2 points parmi des centaines :

-          En ce qui concerne l’analyse de la tempête Xynthia : dans le chapitre intitulé I.B.2.Un phénomène aggravé par les interventions humaines : « ce phénomène [Xynthia] se trouve accentué par des actions d’origine humaine, dans un double sens. D’un côté, le niveau de la mer, du fait du réchauffement climatique, est en légère augmentation.  […]De l’autre, le littoral est affecté par un recul dont les origines ne sont pas uniquement naturelles […].La fragilisation des barrières naturelles protégeant le littoral a un lien direct avec les phénomènes de submersion marine. »

-          En ce qui concerne les préconisations de la mission sénatoriale à la suite de Xynthia :  II.B.2. Créer des plans de préventions des risques spécifiques à la submersion marine :  « les PPR sont potentiellement un outil majeur pour la prévention des risques de submersion. »

Nous signalons à Bruno Retailleau que, contrairement aux préconisations de sa mission d’information, la commune de Brétignolles sur Mer n’a pas voulu réaliser PPRS.  Ni concernant l’état actuel du littoral, ni dans le cadre du projet de port. Les conséquences d’une tempête Xynthia sur la commune de Brétignolles une fois le port construit sont donc totalement inconnues. Or Brétignolles sur Mer possède une côte autrement plus exposée à la houle que l’Aiguillon ou la Faute. Lire la suite de cette entrée »

Brétignolles : les commissaires enquêteurs portent plainte en diffamation contre le maire

Information à voir sur le site de Ouest France avec la vidéo. Après avoir été copieusement insultés par le maire de Brétignolles qui décidément ne tient plus ses nerfs, les commissaires enquêteurs porte plainte en diffamation.

A voir ici.

Mais que fait Bruno Retailleau à soutenir un projet en totale contradiction avec les conclusions de la commission d’enquête sénatorial qu’il a présidée ? Et comment peut-il soutenir un maire qui insulte et traine dans la boue tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui et ce faisant refuse l’expresion de la démocratie ? On va finir par croire que Bruno Retailleau cautionne ces pratiques. Lui qui souhaitait apparaître comme différent de Philippe de Villiers… son image en prend un coup.

Bruno Retailleau et l’aménagement du littoral : un double langage inadmissible !

225859_223823510965909_100000147863681_1002693_6168342_nDans la presse, Bruno Retailleau a regretté la position de la commission d’enquête concernant le projet de port de Brétignolles sur Mer s’inquiétant même du fait qu’il ne serait plus possible – selon lui – d’aménager le littoral.

Le sénateur, Président du Conseil général regrette finalement le « bon vieux temps » où l’on bétonnait la côte sans se préoccuper des conséquences financières, écologiques ou humaines.

Cette position est hallucinante pour celui qui a été le président de la commission d’enquête sénatoriale chargée de tirer les enseignements de la tempête Xynthia.

On se souvient de Bruno Retailleau la larme à l’œil, la main sur le cœur nous dire qu’il y aurait « un avant et un après Xynthia », que « plus ne serait jamais comme avant » dans l’aménagement du littoral.

Presque 2 ans après la tempête Xynthia, que reste-t-il de ces belles déclarations ? Plus rien.

Bruno Retailleau pratique un double langage inadmissible concernant l’aménagement du littoral.

En Vendée, les erreurs commises par le passé n’ont décidément pas servi de leçons.

Concernant le bétonnage de la côte au Conseil général de Vendée, seuls les discours de façade évoluent mais les pratiques dangereuses économiquement, écologiquement et pour les populations, demeurent.

Brétignolles : le conseil municipal dérape !

Vu dans la presse ce matin la réaction de la mairie de Brétignolles sur Mer (voir ci-dessous) qui n’arrive plus à tenir ses nerfs et insulte à tour de bras les services de l’Etat et les commissaires enquêteurs. C’est vrai qu’après avoir affirmé à tous les brétignollais que quoiqu’il arrive le port se ferait et que l’enquête publique n’était qu’une « formalité administrative »… on comprend que certains réveils soient douloureux. Les retours de bâtons quand on souhaite s’assoir sur la démocratie - ce qu’a fait le conseil municipal de Brétignolles dans le dossier de port – sont douloureux.

Jean-Claude Merceron, sénateur, continue, lui,  de soutenir le projet en s’offusquant du fait qu’on ne pourrait, selon lui, plus rien faire dans une commune… comme si l’aménagement du littoral que nous avons connu depuis 50 ans n’avait pas entrainé de catastrophes financières (protections contre la mer, réensablage des plages…), environnementales (disparitions de zones humides ou de dunes) ou humaines (tempête Xynthia).

Voir articles ci-dessous : Lire la suite de cette entrée »

Port de Brétignolles sur Mer : la victoire du pot de terre contre le pot de fer !

225859_223823510965909_100000147863681_1002693_6168342_nLa commission d’enquête chargée de rendre un avis sur le projet de port de Brétignolles sur Mer vient de remettre son rapport.

Sur les 7 enquêtes publiques qui composaient le projet de port, la commission d’enquête rend 7 avis défavorables.

Après plus de 8 ans de mobilisation contre ce projet c’est la victoire du bon sens face à l’entêtement irraisonné de l’équipe municipale de Brétignolles.

Face à un maire apparaissant tout-puissant, les opposants ont souvent été malmenés mais ont toujours tenu le cap que leur montraient leurs convictions. C’est aujourd’hui très clairement la victoire du pot de terre contre le pot de fer.

Victoire qui confirme la nécessité qu’il y a de s’indigner parfois face à des projets politiques absurdes tel que l’était ce projet de port.

L’union et l’abnégation des opposants guidés par leur seule conscience et leur seul bon sens ont permis de faire barrage à ce projet insensé qui aurait détruit la côte brétignollaise, fait disparaître une zone humide, et assurément créé une brèche dans la protection contre les submersions marines mettant ainsi en péril les populations.  

 En attendant la décision finale du préfet - qu’on imagine mal contrer l’avis de la commission d’enquête publique -, c’est la satisfaction qui domine de voir enfin le bout de ce dossier et ce de la meilleure façon qui soit.

Mais que de temps et d’argent perdus !

Ce sont au final sûrement prêt de 4 millions d’euros d’argent public mis à la poubelle pour un projet qui dès le début n’avait aucune chance de voir le jour.

L’équipe municipale de Brétignolles sur Mer devra rendre les comptes de son obstination. Par ailleurs, elle ne pourra  pas dire qu’elle n’avait pas été prévenue de l’absurdité de son projet de port ni de son caractère irréalisable.

Retraites : sortir des dogmes libéraux, écouter les syndicats et regarder la société telle qu’elle est vraiment pour revenir à 60 ans !

Le dossier des retraites a largement mobilisé les citoyens français en fin d’année 2010 avec des manifestations record pour contrer la réforme du gouvernement dont la mesure phare était de passer de 60 (65 à taux plein) à 62 ans (67 à taux plein) l’âge de départ possible à la retraite.

La logique gouvernementale qui s’est appliquée lors de cette réforme est, certes, comptable pour faire des économies publiques rapides et sans discussion sur le dos des travailleurs. Mais elle est surtout idéologique avec en ligne de mire politique l’abandon du système solidaire de retraites par répartition pour un système du « chacun pour soi » géré par des assurances privées – elles-mêmes livrées aux tourmentes des marchés financiers – dans lequel seuls les plus aisés s’en sortiront.

Dans ce dossier, il est temps de sortir des logiques et dogmes libéraux !

Aussi, avant toute discussion, les politiques doivent affirmer leur volonté de conserver le système par répartition.

Ce préalable posé, on s’aperçoit en réalité que la question de l’âge de départ à la retraite est un faux débat et que le retour à 60 ans est possible… pour peu, bien sûr, que l’on écoute les partenaires sociaux, syndicats de salariés en tête, qui ont les solutions. Lire la suite de cette entrée »

Forêt de Longeville sur Mer : la gestion de l’ONF pose problème !

Voici l’article paru ce jour dans Ouest-France Vendée et le commentaire de Vendée Ecologie à suivre pour une bonne compréhension des raisons de cet engagement pour la forêt de Longeville-sur-Mer :

 Article Longeville ONF

Voir également la vidéo sur le site de OuestFrance.fr : Polémique en forêt de Longeville

Originellement, les chênes verts sont les arbres principaux de la forêt domaniale de Longeville. Les pins se sont implantés par la suite. La forêt de Longeville est une forêt de dune. Le chêne vert est un arbre qui permet de stabiliser et de renforcer cette dune. Alors que les tempêtes violentes se multiplient ces derniers années – et ces derniers jours – la conservation du chêne vert en forêt de Longeville apparaît comme primordiale dans le cadre de la lutte contre la submersion marine. Le pin, arbre qui ne résiste pas aux coups de vent (cf les Landes), n’est pas une priorité dans la forêt de Longeville !

Malgré ces éléments, l’Office National des Forêts (ONF) coupe « à blanc » l’ensemble des chênes sur des parcelles de forêts très importantes pour permettre la régénération – et surtout l’exploitation facile - du pin. Lire la suite de cette entrée »