Archive pour octobre 2012

Feu le projet de port de Brétignolles sur Mer : la municipalité adepte du « plus c’est gros, plus ça passe »

225859_223823510965909_100000147863681_1002693_6168342_nLe port de Brétignolles sur Mer ne verra jamais le jour. Suite aux 7 rapports accablants et négatifs de la commission d’enquête, la question ne se pose même plus pour les autorités administratives et de nombreux partisans ont définitivement tourné le dos au projet.

Cet état de fait est un problème pour les élus de la municipalité de Brétignolles sur Mer. En effet, le port constituait la pierre angulaire du projet municipal de leurs deux derniers mandats.

La municipalité avait pourtant assuré aux Brétignollais sa réalisation malgré les réserves exprimées depuis 10 ans par différents cabinets d’étude, les autorités environnementales préfectorales, les spécialistes de l’érosion littorale et les opposants.

Le projet de port tombant à l’eau, c’est le bilan politique de la majorité municipale et de Christophe Chabot en tant que maire et gestionnaire de l’argent des Brétignollais qui est mis à mal. La dépense de 3,5 millions d’argent public pour rien n’est en effet pas un acte politique neutre en période de crise à l’échelle d’une commune comme Brétignolles sur Mer.

Alors pour ne pas arriver avec un tel bilan négatif en 2014, année des élections municipales, la municipalité de Brétignolles fait de l’esbroufe et se lance une nouvelle fois dans un grand jeu de prestidigitation pour laisser penser que son projet n’est pas mort.

Pour cela, la municipalité adopte la logique du « plus c’est gros plus ça passe » et ne ménage pas ses effets de manche. Elle achète donc la ferme de la Normandelière à un promoteur immobilier pour le prix hallucinant de 1 820 000 euros (pour 24 hectares de terres agricoles…). Lire la suite de cette entrée »

Retenues de substitution : Yann Helary, conseiller régional écologiste, répond à Bruno Retailleau

imagesCommuniqué de presse de Yann Hélary, conseiller régional et président du Parc interrégional du Marais Poitevin, en réponse à la position de Bruno Retailleau sur les retenues de substitution. Les retenues de substitution sont ces bassins d’eau qui sont apparus dans nos campagnes au cours de ces dernières années pour subvenir aux besoins en eau de quelques agriculteurs irrigants :

Bruno Retailleau a considéré que la suspension, par la Ministre de l’Ecologie Delphine Batho, des financements aux retenues de substitution, était un « coup porté aux agriculteurs et à tous ceux qui œuvrent pour une écologie pragmatique ».

L’objectif des retenues de substitution selon le SDAGE était de « réduire les prélèvements estivaux qui ont le plus d’impact sur le milieu naturel » (cf définition du SDAGE rappelée dans une note de la DREAL de janvier 2011 sur la Gestion quantitative de la ressource en eau), autrement dit, si on stocke 3 Millions de m3 dans les retenues de substitution l’hiver, c’est 3 Millions de m3 de moins à pomper dans la nappe phréatique l’été.

Depuis 10 ans des retenues sont construites sur nos territoires, c’est le cas du Marais poitevin. Les citoyens contributeurs sont en droit de se  demander en quoi les millions investis ont-ils participé  à sécuriser les productions de cultures et de fourrages pour l’ensemble des agriculteurs d’une part, et à restaurer l’environnement d’autre part en préservant la ressource en eau.

Il était essentiel que le gouvernement s’interroge sur la pertinence réelle des retenues d’eau,  telles qu’elles ont été élaborées jusqu’à présent ; il était urgent de mesurer leur impact objectif, tant sur les milieux naturels que sur l’économie agricole et touristique des territoires.

Dans le cadre du bon usage des financements publics, une évaluation des dispositifs est dorénavant nécessaire. Dans cette logique, l’approche dogmatique de Bruno Retailleau sur la gestion de l’eau n’est pas la bonne.

Famille Tchétchène indignement expulsée l’année dernière et revenue depuis : pétition à signer

logo3L’an dernier une famille Tchétchène était expulsée (voir article Vendée Ecologie : ici) de la Roche sur Yon vers la Pologne. Depuis cette famille est repartie en Tchétchénie pour revenir en Vendée. Cette interruption de présence sur le territoire européen de plus de 3 mois lui ouvre le droit de faire une demande d’asile directement en France.

Malgré cela, la préfecture semble considérer que cette famille doit faire sa demande d’asile en Pologne et vient de leur signifier un arrêté de réadmission en Pologne alors même qu’une procédure est en cours auprès du tribunal administratif pour reconnaître les droits de cette famille et que les enfants sont scolarisés.

Pour ne pas connaître à nouveau la situation indigne et inhumaine de l’an dernier, plus de 250 personnes se sont réunies vendredi 26 octobre dernier devant la préfecture de Vendée.

Pour soutenir cette famille, vous pouvez signer la pétition lancée par le Réseau Education Sans Frontière (RESF) sur leur site internet : voir ici.

Vous pouvez également envoyé fax et mail directement à la préfecture pour empêcher cette expulsion (à voir également sur le site de RESF).

Dominique Voynet, Corinne Lepage et Ségolène Royal plaident pour une révision des autorisations des OGM

rat OGMSuite à l’étude de Gilles-Eric Sérralini, voici une tribune publiée dans le journal 20 Minutes :

«Nous, anciennes ministres de l’environnement, avons pris connaissance de la polémique née de l’étude du professeur Séralini. Nous nous réjouissons de la volonté exprimée par le gouvernement, dans la ligne de la décision du conseil des ministres de l’environnement de l’UE de 2008, de remettre à plat les systèmes d’évaluation des OGM et des pesticides et d’exiger des tests de toxicité à long terme, donc sur vie entière de l’animal.

Il est également indispensable que soient rendues publiques toutes les études existantes sur l’impact des OGM sur la santé ainsi que les données brutes (c’est -à- dire les résultats des analyses et des mesures) pour qu’un véritable débat scientifique puisse s’ouvrir au sein de la communauté scientifique dans son ensemble.

En attendant que soient réalisées les nouvelles études et afin de s’assurer de la protection de la santé humaine, en l’absence de mesure de suspension du NK603 et du round up, nous demandons que soient revues, comme le permettent les textes communautaires et nationaux, les études qui ont permis l’autorisation de mise sur le marché du NK603 et du round up. Il nous apparait en effet indispensable que la lecture critique qui a été faite des résultats statistiques de l’étude Séralini soit appliquée à ces études pour s’assurer de leur fiabilité statistique dans la mesure où elles reposent sur un nombre de rats par groupe comparable. Nous souhaitons que cette analyse puisse être faite par des experts choisis pour leur absence de conflits d ‘intérêt et qui n’auraient pas eu précédemment à se prononcer sur l’un ou l’autre de ces produits.

Nous tenons à rappeler notre attachement au principe de précaution qui doit l’emporter sur la présomption de non toxicité de ces produits.»

Corinne Lepage
Ancienne ministre de l’Environnement
Deputée européenne

Ségolène Royal
Ancienne ministre de l’Environnement
Présidente de la Région Poitou Charentes

Dominique Voynet
Ancienne ministre de l’Environnement
Maire de Montreuil