Archive pour avril 2013

Cahuzac : symbole d’une dérive démocratique

une libéDepuis les aveux de Jérôme Cahuzac, les réactions de la part des représentants de la gauche gouvernementale se multiplient allant toutes dans le même sens : les agissements inadmissibles de Jérôme Cahuzac ne sont l’œuvre que d’un seul homme dont il serait injuste de tenir pour responsable l’ensemble de la classe politique.

Evidemment, ces déclarations sont justes. Il serait trop facile de jouer la musique du « tous pourris ». Certains, à l’extrême droite notamment, saisissent déjà leurs instruments de communication dans ce sens et ce ne sont pas les plus démocrates. Disons-le haut et fort : la plupart des élus font leur travail au service des citoyens en toute honnêteté !

Ceci dit, pourquoi cette affaire Cahuzac, si elle ne concerne qu’un seul homme, prend-elle des allures de crise politique majeure nécessitant même une allocution en urgence du Président de la République ? Lors de sujets plus collectifs (l’avenir de la sidérurgie, le débat sur le mariage pour tous, les annonces de suppressions de postes dans l’automobile…), et concernant plus directement les citoyens, le Président ne s’est pas exprimé de manière particulière concentrant l’évocation de tous les sujets en une seule fois.

François Hollande était-il au courant de l’existence du compte de Jérôme Cahuzac ? L’avenir le dira. Mais en tout état de cause, ce n’est pas cette crainte là qui fait réagir si vivement et promptement le monde politique.

En toile de fond de l’ensemble des réactions, l’affaire Cahuzac interroge en réalité la forme et le fond des pratiques politiques des partis dits « de gouvernement » usés par l’exercice du pouvoir et le manque de renouveau démocratique. Lire la suite de cette entrée »