Projet d’extension de l’élevage de porcs du GAEC Chiron à l’Aiguillon sur Vie : pour Vendée Ecologie c’est non !

untitledAinsi que le pointait un article de Ouest France daté du 31 octobre 2012, la filière porcine française est menacée. La logique intensive issue de la Politique agricole commune a emmené les agriculteurs dans une impasse en impactant très négativement au passage l’environnement (problème de la qualité de l’eau ou des algues vertes en Bretagne).

Dans ce contexte national très défavorable à l’agriculture intensive, l’extension de l’élevage porcin du GAEC Chiron de l’Aiguillon sur Vie est aujourd’hui soumis à enquête publique. Ce projet est associé à la réalisation par le GAEC d’une unité de méthanisation chargée de « digérer » les lisiers tout en chauffant l’exploitation agricole et la maison de retraite de Givrand.

Le GAEC Chiron est implanté sur un territoire en prise direct avec la rivière le Jaunay.

Quand bien même le GAEC aurait-il la meilleure volonté du monde de respecter au mieux l’environnement, l’Histoire – bretonne en particulier – nous enseigne que ces élevages entrainent inévitablement les conséquences environnementales négatives voir très couteuses pour la collectivité (traitement des eaux polluée, amendes européennes, algues vertes, nettoyage des plages, curage des rivières…).

Pour vendée Ecologie, que cet élevage ait pu, en d’autres temps, s’implanter à cet endroit relève déjà d’une erreur manifeste. Il est clairement inutile de s’enferrer dans cette erreur.

L’agriculture française est enfermée dans sa logique intensive. Les unités de méthanisation à la ferme traitant du lisier en grande quantité ne sont donc que des palliatifs de cet état de fait. Elles peuvent cependant permettre, dans certains cas, d’atténuer les atteintes globales faites à l’environnement en proposant des solutions énergétiques qui rentrent parfaitement dans la logique de diversification des productions d’énergies et elles peuvent permettre l’épandage d’un produit plus assimilable par les plantes que les lisiers simples déjà épandus.

Mais, le projet d’unité de méthanisation du GAEC Chiron est quant à lui largement incomplet. L’absence de bilan carbone, le manque d’étude précise concernant la différence de pression azotée sur les terres entre leur état d’aujourd’hui et celui de demain si l’unité devait se réaliser ou encore l’incertitude qui plane sur la réalisation du réseau de chaleur qui traverse une zone classée ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique) sans qu’aucune étude d’impact sur la zone n’ai été réalisée, rend ce projet très mal ficelé.

Il ne suffit pas d’affirmer que le pétitionnaire restera attentif à la protection de l’environnement pour en faire une vérité, sur ce type de dossier il faut encore le démontrer. Ce n’est pas le cas dans le projet du GAEC Chiron.

Les manquements du dossier de méthanisation sont lourds et étonnants pour un projet qui voudrait pourtant se parer des atours de l’écologie.

Il semble bien que l’unité de méthanisation serve dans le projet du GAEC Chiron de caution environnementale à l’extension de l’élevage porcin dont chacun connaît aujourd’hui les conséquences néfastes sur l’environnement notamment.

Malheureusement, la caution environnementale que pourrait constituer l’unité de méthanisation est irrecevable en l’espèce.

C’est pourquoi Vendée Ecologie a déposé un avis négatif concernant l’ensemble du projet.

En cliquant ci-après vous trouverez l’avis complet déposé par le président de Vendée Ecologie, Nicolas HELARY à l’enquête publique : Avis d’enquête publique GAEC Chiron .

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