Déchets en Vendée : et les mauvais choix continuent…

incinérateurLe dernier plan départemental de traitement des déchets fait la part belle aux solutions industrielles. Des 5 Usines de Tri Mécano-Biologiques (TMB) imaginées initialement n’ont finalement été réalisées que 2 dont l’investissement a malgré tout dépassé celui des 5 prévues… Ces TMB, chargées normalement d’éviter l’enfouissement de déchets fermentescibles (déchets verts, de table…) ont  plombé les finances de la gestion des déchets en Vendée tout en ayant une efficacité contestable et contestée (voir ici).

La logique industrielle, aux impacts négatifs sur l’environnement et l’emploi (voir les communications de Vendée Ecologie faites lors de la décision des élus : ici et ici), s’est accrue avec la décision de réaliser le centre unique départemental de tri dont on peut douter qu’il permettra in fine une quelconque économie par rapport à la conservation des centres de tri existants.

Si l’on en croit les déclarations du président de Trivalis, syndicat mixte chargé de l’application du plan départemental d’élimination des déchets, dans Ouest-France du 3 novembre, voici dorénavant revenir sur le devant de la scène la logique industrielle ultime : l’incinération des déchets ! Technique pourtant largement rejetée par les Vendéens il y a maintenant près de 15 ans.

Les lobbys industriels sont tenaces ! Et les élus, englués dans les mauvais choix en matière de traitement des déchets, semblent céder aux chants des sirènes industrielles. Et ont de toute évidence la mémoire courte.

Bien sûr, Trivalis préférera parler d’Unité de valorisation énergétique, de recyclage pour créer de la chaleur et de l’électricité. On prétextera que seules les matières non-recyclables et sans danger se retrouveront dans l’incinérateur…

La réalité est qu’un incinérateur qu’il faudra rentabiliser viendra inévitablement percuter les efforts citoyens de tri et qu’il sera demain plus rentable de mettre à l’incinération plutôt que de recycler vraiment… Ou comment aller à contre sens de l’Histoire.

Pour l’avenir, il nous faut conserver et recycler les matières premières, non les brûler. Que l’on mette en place une chaîne de traitement des déchets cohérente avant de penser aux solutions industrielles !

Car, une fois encore en Vendée, aux solutions simples, durables, créatrices d’emplois et moins onéreuses, il pourrait être préféré la logique industrielle qui posera finalement plus de problèmes qu’elle n’en résoudra, plombant au passage un peu plus le portefeuille des vendéens. Et les mauvais choix continuent…

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