Cantonales partielles : les candidatures de renouvellement (épisode 2 : canton de Montaigu)

imagesVendée Ecologie a fait le choix de cibler, à gauche, les candidatures qui présentent l’intérêt d’un renouvellement politique.

Concernant le canton de Montaigu, la candidature de Maï HAEFFELIN, candidate du Parti Socialiste, nous est apparue comme intéressante de ce point de vue. Entretien avec la candidate sur la situation politique du canton :

Vendée Ecologie : Au regard des enjeux du canton de Montaigu, vous entendez « remettre au centre des préoccupations les besoins des habitants ». En l’espèce, que vous semblent être les grandes priorités pour le canton ?

Maï HAEFFELIN : Il faut être à l’écoute, renouer le dialogue entre les élus, le tissu économique et les associations afin de répondre à leurs besoins. Le rôle d’un élu est d’être force de proposition mais aussi de soutenir les projets émergents des habitants. Pendant trop longtemps, les projets ont été imposés sans concertation, et sans réellement répondre aux attentes locales. Il faut inverser la tendance et ne plus ignorer la phase de discussion et de concertation indispensable à toute action politique.

V.E : Si vous êtes élue, quelle dynamique entendez-vous insuffler et quelles propositions globales pour la Vendée souhaitez-vous défendre au sein du Conseil général ?

Maï HAEFFELIN : Comme je viens de le dire, en priorité l’échange avec les habitants. Mais aussi l’accompagnement de tous : la politique sociale du Conseil Général est une compétence majeure et nous devons assurer un service public de qualité dans ce domaine, partout dans le département. Je pense entre autres aux familles ; dans notre canton, beaucoup de couples travaillent en horaires décalés et c’est le parcours du combattant pour trouver une garde d’enfant. Il faut que le Conseil Général mette en place, en partenariat avec les assistantes maternelles, des solutions innovantes en la matière.

Le problème se pose aussi pour le maintien à domicile de nos ainés. Souvent, les personnes de la famille qui les soutiennent au quotidien se sentent isolées. Il faut mettre en place des aides : en particulier des accueils temporaires, des accueils de nuit, mais aussi des lieux de rencontres et d’échanges pour les aidants…

Et bien sûr, il faut accompagner la dynamique économique du département en recherchant l’implantation d’entreprises innovantes socialement et écologiquement.

La gestion des déchets est aussi un problème majeur, nous sommes dans une impasse. Personne n’est satisfait de la solution actuellement prévue et nous ne savons même pas s’il y aura les moyens financiers de la mettre en place. Il faut donc se remettre autour d’une table, avec tous les acteurs concernés, regarder dans les régions et pays moteurs dans la gestion des déchets les solutions innovantes qui sont mises en œuvre et trouver une solution adaptée à nos besoins dans le respect de l’environnement.

Un dernier mot sur l’agriculture, il faut soutenir les agriculteurs qui mettent leur énergie à prendre en compte le respect de l’environnement et faire de la Vendée un département pilote dans la reconquête de la qualité de l’eau.

V.E : Après le départ de Philippe de Villiers, la droite semble se renouveler mais part désunie sur le canton de Montaigu. Que vous inspire ce contexte inédit au niveau cantonal ?

Maï HAEFFELIN : Le renouvellement de la droite sur le canton en est encore à ses balbutiements. Pendant trop longtemps, les avis divergents à droite ont dû se taire. Reprendre la parole n’est dès lors pas quelque chose de facile. En tant que socialiste, je ne peux cependant que me réjouir que, même à droite, les élus souhaitent que les choses changent, qu’elles redeviennent plus démocratiques.  

Cependant, quelque soit le candidat de droite, les idées restent globalement les mêmes, et c’est pourquoi seule la gauche peut aujourd’hui apporter le renouveau et le souffle d’air nécessaires à notre canton. Que les électeurs ne s’y trompent pas, voter à droite, c’est soutenir une politique souvent individualiste, qui mène à l’exclusion et, malgré les idées reçues, sans réelle avancées économiques. La gauche a su montrer, lorsqu’elle gère des collectivités, qu’elle sait accompagner le développement économique, permettre aux entreprises de prospérer tout en mettant l’Homme  au cœur de ses préoccupations.

V.E : Vous êtes vice-présidente du conseil régional dans la commission de l’action économique. Quels sont les atouts/carences vendéennes en la matière ?

Maï HAEFFELIN : Il est vrai que nous avons, dans le nord Vendée, une bonne dynamique économique, avec en particulier un taux de chômage assez bas. Mais nous avons vu avec la crise que les emplois étaient, ici aussi, fragilisés ; il ne faut pas oublier non plus que la Vendée est en bas de l’échelle des salaires nationaux : il est donc impératif de faire venir des entreprises offrant des emplois qualifiés.

Beaucoup reste à faire aussi dans l’économie sociale et solidaire comme par exemple aider les employés à monter des SCOP. L’esprit Vendéen est un esprit d’entrepreneur à nous de permettre à toutes ces forces de se révéler et de construire une économie non délocalisable, pérenne, socialement et écologiquement responsable.

Soutenir aussi la réinsertion par le travail. Beaucoup d’associations réalisent ce travail avec efficacité. Le rôle du conseil général est de les soutenir prioritairement plutôt que d’autres actions dispendieuses et sans réel retour pour les vendéens. 

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